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Delacroix, la liberté guidant le peuple

Membre du Printemps Républicain

Aujourd’hui je suis devenu membre du Printemps Républicain.

Pourquoi ?

Je cite simplement le manifeste auquel j’adhère :

Manifeste pour un Printemps républicain

2015 fut une année tragique. Les attentats qui ont par deux fois ensanglanté Paris ont introduit au cœur de notre pays ce terrorisme islamiste qui répand partout dans le monde son projet mortifère. Face à cette menace désormais pressante et permanente, la réaction de nos compatriotes a été admirable. Il n’y a eu ni panique ni fuite en avant.

Seuls les faiseurs et défaiseurs identitaires de tous bords ont tenté de profiter de l’occasion pour faire encore progresser leurs idéologies délétères. Que ce soit en avançant des explications toutes faites et des causalités douteuses, ou en niant la réalité des faits et leur portée politique. L’extrême-droite comme l’islamisme politique sont à la manœuvre pour tenter de jouer avec les peurs et les tensions qui traversent la société française.
 
A chaque fois, c’est la République qui est attaquée. A chaque fois, ce sont ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité qui sont pris à partie. C’est son esprit laïque qui est mis en cause. A chaque fois, ce sont ses défenseurs qui sont pointés du doigt.
 
Face à ces attaques répétées et convergentes, il y a urgence. C’est pourquoi nous avons décidé de réagir collectivement en unissant nos forces, celles de tous ceux qui refusent de baisser les bras face aux atteintes contre la République et ses principes. Les principes qui forment notre commun, par-delà nos différences.
 
Il y a quelques années encore, la laïcité était comme l’air que nous respirons, une évidence. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Remise en cause de toutes parts, manipulée à des fins politiques par certains, attaquée à des fins religieuses par d’autres, ignorée de beaucoup par indifférence, elle ne semble plus défendue que par quelques-uns, dont nous sommes bien évidemment. Mais nous voulons plus et mieux. Nous voulons qu’elle redevienne l’affaire de tous et de chacun, qu’elle reprenne toute sa place au cœur de notre contrat civique et social.
 
Si nous-mêmes venons de la gauche et sommes soucieux de son état actuel — et plus encore de l’éloignement de certains, en son sein, par rapport à ces principes républicains — , notre démarche s’adresse à tous. Elle n’entend pas nier les différences, nombreuses, d’appréciation ou d’orientation politique. Il nous paraît néanmoins indispensable de repartir du fondement même de notre contrat civique et social : la politique doit redevenir première et primordiale si l’on veut à nouveau pouvoir débattre librement et efficacement des options possibles et souhaitables de notre politique économique et sociale notamment.
 
Le temps est donc venu de l’affirmation de principes, clairs, précis et déterminés, de principes pour l’action. Une action de citoyens libres et souverains en faveur de la laïcité et, au-delà, de la République.

Pour nous, la République, c’est ce qui nous est commun. C’est à la fois notre bien commun, notre territoire commun et notre projet commun. Ce n’est ni un simple régime politique ni la projection dans les institutions des opinions et croyances de la société. La République s’incarne dans un double combat : pour l’émancipation de chacun et contre toutes les dérives, assignations ou discriminations identitaires.

Pour nous, la laïcité est le ciment du contrat social républicain. Elle lie étroitement la liberté de conscience de chacun (puisqu’elle permet à chacun de croire, de ne pas croire ou de ne plus croire, et de le faire de manière totalement libre dans la société), l’égalité de tous devant la loi (puisqu’elle permet de mettre en avant chez chacun d’entre nous le citoyen), et la fraternité (puis- qu’elle rend possible la solidarité entre individus et groupes sociaux sans qu’aucun lien particulier ou identitaire ne permette de privilégier tel ou tel). La laïcité ne se résume pas à la neutralité de l’Etat, elle est une activité vivante et permanente, à travers l’attention et l’action des laïques dans la société, quelle que soit leur origine ou leur croyance.
 
Pour nous, la Nation est à la fois une histoire et un destin communs.C’est le contrat civiqueet politique qui se noue dans ses grandes heures comme au quotidien, par l’adhésion sans cesse renouvelée de chacun de ses membres à ses principes. Elle ne se conçoit qu’au travers du lien étroit et indéfectible avec la citoyenneté, dans le droit du sol et la souveraineté pleine et entière de la communauté des citoyens qui la composent.
 
Pour nous, l’universalisme se déduit des aspirations à une humanité commune,des luttes pour la même liberté ausein de chaque peuple, dans chaque société, en faveur de chacun. Il ne vient jamais s’imposer en surplomb et uniformément, partout et à tous.
 
Pour nous, le combat contre le racisme, l’antisémitisme ou tout autre préjugé à raison du sexe, de l’origine, de la couleur de la peau, de l’orientation sexuelle, de la religion ou de la culture est sans répit ni repos. Toute discrimination à raison de l’identité de la personne est par définition antirépublicaine et antilaïque. Contre l’assignation identitaire, contre l’alibi des différences prétexte à la différence des droits, il y a la République.
 
Pour nous, le principe de l’égalité entre hommes et femmes, et plus encore le combat permanent pour sa réalisation effective, sont au fondement des sociétés modernes. Ils ne sauraient être remis en cause pour des raisons de coutume, de croyance ou d’opinion.

Pour nous, c’est le printemps républicain !

Pour en savoir plus : https://www.printempsrepublicain.fr

Syndrome de l’imposteur et autres joyeusetés.

Comme beaucoup de ceux qui approchent du crépuscule, je regarde vers l’aube et vois le jour passé.
Je me demande si je ne vais pas d’ailleurs mettre comme étiquette de ce billet ou même catégorie : « chronique onanique ». Circonstance en partie déclenchante, je suis en train de remplir des formulaires de santé pour des assurances de prêts immobiliers et donc de me pencher sur mon passé médical et notamment psychique (non, les assureurs je ne suis pas suicidaire, j’ai sans doute eu quelques envies par le passé, mais je suis trop comme ces animaux qui quand ils mordent ne lâchent plus leur proie. Ma proie c’est ma vie).

Je suis et j’ai été dépressif, j’ai consulté un certain nombre de psychiatres (jamais de psychologue, bizarre…). Le dernier fut le meilleur. Le seul à avoir compris (totalement) mon fonctionnement. Quelle différence avec la première qui ne disait rien (je ne nie pas que le fait de parler ne me faisait pas beaucoup de bien), lui : un, il a mis des mots sur un diagnostic, qui m’a d’ailleurs surpris comme il surprendra sans doute ceux qui me connaissent (enfin la plupart) : « faillite narcissique totale » en gros je ne m’aime pas du tout. Mais j’y reviendrai plus tard. Deux, il me donnait à chaque séance l’ensemble des notes qu’il avait prises pour que je puisse y réfléchir. J’ai besoin de savoir, mon esprit analytique a besoin de décortiquer, je pouvais réfléchir sur moi avec les pistes tracées par un autre, en plus une autorité du domaine.

Très tôt on m’a fait douter de moi, j’étais moche, souvent malade et pas con, bref le bon cocktail pour faire un enfant harcelé, moqué. J’ai eu de bons parents, cependant mon père avait un immense défaut, il ne disait jamais que c’était bien. Moi j’avais besoin de sa reconnaissance, il était pour moi un modèle. J’en avais un autre, mon grand-père maternel, l’archétype du héros, s’était fait seul, résistant pendant la guerre, immensément humain, hélas mort lorsque j’avais à peine douze ans. Mes parents étaient, chacun dans son style, très intelligents. Mon père avait eu la malchance de parents horribles, des salops, son énorme intelligence il avait dû la masquer, on ne lui avait même pas autorisé à accéder réellement à la culture. Il en souffrait beaucoup et, je pense, souffrait du même syndrome que moi.

Attention oreilles et yeux sensibles, les mots qui vont suivre peuvent choquer (merde alors je deviens woke ?).

Je suis très intelligent, mais vraiment beaucoup. J’ose le dire, car cela fut certifié professionnellement il y a très longtemps (bon j’ai beaucoup perdu, sans doute de mauvaises fréquentations…). Notez que, sans fausse modestie, je ne me considère pas supérieur globalement à qui que ce soit. Certaines et certains dessinent ou peignent formidablement bien, jouent de la musique ou chantent magnifiquement bien, sont excellent dans tel ou tel sport… L’intelligence, c’est juste une de ces particularités qui fait, cde nous ce que nous sommes, ni meilleures ni pires.

Je me demande souvent si cette particularité n’a pas souvent été plutôt un handicap. Par exemple mes études, loupées et très brèves. Très bons débuts en primaire (sauf une écriture lamentable, impossibilité d’apprendre par cœur (un des grands trucs de l’époque) et, déjà, rêveur). Le collège certaines matières, très bon (histoire géo (merci Mlle Dal), sciences naturelles, français (hors dictées) bon, voire très bon. Langues vivantes, mathématiques, lamentable. À noter prof de dessin soixante-huitard pour qui j’étais très bon (rien de figuratif). Je passe sur le sport où j’étais aux abonnés absents. Malgré des 1 ou 2 de moyenne en langues et 4 ou 5 max en maths j’arrivais quand même à la moyenne :). Le lycée, je suis parti en fin de seconde (économique et sociale ça existait de mon temps) avant que l’on ne me demande de le faire. Mais c’est cette année, qui étant le seul originaire de mon collège, m’a permis d’être perçu différemment par mes coreligionnaires. Je n’étais plus une merde (les choses avaient commencé un peu en troisième après que j’eusse explosé la tronche d’un de mes harceleurs).

Muni de ce maigre bagage, je fis quelques petits boulots puis j’eus la chance d’entrer au plus bas grade dans l’administration. Je viens d’en sortir comme cadre (attaché principal, chef de projet), mais ça, je pense l’avoir conté ailleurs.

Cette longue mise en situation passée, venons-en, enfin, au propos de cet article (billet, réflexion…).

Pratiquement tout ce que je sais, je l’ai appris par moi-même, je suis un autodidacte pur jus, première pression (mais pas la seule). Je me revois faisant mes premiers bidouillages électroniques, développant mes premières photos sur le sol de ma chambre…

À force de lectures, d’essais/erreurs je suis parvenu à être plutôt bon dans quelques domaines. Certains comme l’électronique ou l’informatique ouvrirent pour moi de réelles opportunités professionnelles. Au prix de milliers d’heures, mais ça personne ne pouvait le savoir (sauf mes très proches qui étaient témoins de ce temps passé (je me rappelle ma mère pensant que j’étais parti alors que je venais de passer une douzaine d’heures dans mon labo photo (j’ai toujours eu une vessie de grande capacité)).

Une de mes terreurs était qu’un nouveau au boulot (la plupart de mes collègues techniciens sup ou ingénieurs) ne vienne me demander ce qu’a été mon cursus. Et cela m’est arrivé, souvent. Régulièrement je bottais en touche. « Mais tu devrais être fier de ton parcours », direz-vous.

Non, hélas non, j’en avais honte. Sans doute suis-je affligé du syndrome de l’imposteur.

J’avais entendu ce terme il y a pas mal de temps et m’y étais identifié, mais sans approfondir plus. C’est à l’occasion de ces rétrospections dont je parlais au début que je me suis penché sur ce phénomène.

Qu’elle fût ma surprise de découvrir que ce phénomène est connu et étudié depuis les années 70. À la lecture de l’article de Wikipédia qui est assez complet, j’ai découvert que je coche pas mal de cases. Par exemple, j’ai toujours essayé d’être extrêmement rapide dans l’accomplissement des tâches que j’accomplissais. Je dois modérer ce point, car mon caractère hyperactif fait que quand je commence quelque chose je le fais très vite. Cependant si je trouve la tâche inutile, stupide, idiote alors là je fais tout pour remettre aux calendes grecques. Dans l’article et c’était un comportement, troisième, qui implique charme et perspicacité pour gagner la faveur de ses supérieurs. Peut-être l’ai-je fait il y a très longtemps, mais je ne m’en souviens pas, en tout cas depuis des années, voire des décennies, j’ai plutôt eu tendance à m’en mettre certain à dos en hésitant pas à les critiquer ouvertement. À l’origine les chercheurs pensaient que seules les femmes professionnelles étaient concernées par ce phénomène. Les études ultérieures ont montré que les deux sexes en étaient victimes.

Il est à noter aussi que le caractère de maladie incontestée notamment par les deux auteures des études originelles, elle parle plus d’une expérience que 70 % de la population auraient déjà vécue. En ce qui me concerne je crois aussi qu’il ne s’agit pas réellement d’une maladie, un état d’esprit, une réaction à une situation et sans doute une part sensible dans l’apparition du syndrome dépressif qui lui est réellement une maladie.

Les « victimes » de cet état utilisent des stratégies de défense et j’avoue m’être reconnu dans l’utilisation de certaines d’entre elles en fait quasiment toutes, je ne vous les infligerais pas ici vous pourrez toujours en lire le détail sur l’article Wikipédia. Par contre rapidement les « tout à fait moi » ou « souvent utilisé » :

  • Stratégie overdoing qui consiste quand on a une tâche à accomplir à investir une très grande énergie de cette façon c’est la quantité de boulot effectué qui donne l’impression que la réussite vient de là.
  • À contrario la stratégie underdoing utilise la procrastination comme adaptation au sentiment d’insuffisance ; je plaide coupable dans les deux cas.
  • Dans la suite on va dire que j’accumule les situations perfectionnistes, expert, génie naturel (oui j’ai l’habitude que les compétences viennent facilement et lorsque je dois fournir des efforts mon cerveau me dit que je suis un imposteur).
  • Soliste/solitaire (alors là on est vraiment dans ce que je suis j’ai toujours eu besoin de faire les tâches seul ne jamais demander de l’aide sinon j’ai la terrible impression d’être dans l’échec, d’être un imposteur).
  • En revanche surhomme ou superfemme, ceux qui se forcent à travailler plus dur que leur entourage, ce n’est vraiment pas moi par moment je suis même sacré feignant.

Bon je vous passerai les diagnostics, thérapies, etc. Tout cela commence à être bien long et devez déjà toutes et tous partis loin de ce texte assommant.

Voyons les réflexions tout à fait personnelles que je fais sur ce sujet, sur mon sujet.

Je ne me sens pas, plus, responsable de cet état. Je sais que certains diront que c’est facile, mais en fait j’accuse la société de ces maux. En effet si l’on pouvait considérer les gens plus globalement plus finement, les voir avec leurs spécificités. Si on pouvait par exemple arrêter de considérer qu’il y a une méthode d’enseignement qui marche pour tous. Ainsi, sans doute en partie à cause de mon hyperactivité, j’ai toujours été incapable, sauf si je suis vraiment passionné, de rester trois quarts d’heure une heure assis à une table à écouter un enseignant. Un de mes fils d’ailleurs, si ce n’est les deux, a les mêmes problèmes. Il faudrait en ce qui nous concerne avoir quelque chose de plus interactif de moins doctoral. Je me rappelle mes cours d’histoire-géo collège notre professeure était une femme formidable, elle nous impliquait dans ses cours, nous pouvions intervenir même si j’étais généralement le seul à le faire. Plus tard dans la vie il me semble aussi nécessaire d’arrêter de considérer qu’il y a une voie royale, les études classiques. Notre pays est d’ailleurs un de ceux où les diplômes sont sacrés (j’ai entendu dire que les Allemands ne sont pas tristes non plus sur ce point-là). On nous rabâche sans cesse, notamment les politiques, que de nos jours il faut considérer qu’au cours de notre vie nous connaîtrons différents parcours, différents métiers, nous devrons remettre en question nos choix initiaux, nous adapter… je trouve ce discours particulièrement stupide, non plutôt un beau discours néolibéral voulant que nous, vous, soyons adaptables au marché du travail. Cela peut devrait dans certains cas, mais qu’en est-il de ceux qui choisissent, un métier par vocation va-t-on dire au menuisier qui parfait son savoir-faire depuis des décennies : « laisse tout tomber et deviens boulanger ». Tout cela est un autre sujet dont, je suis sûr, je parlerai un jour.

Comme toujours, ou tout au moins très souvent, on en revient à la tolérance. L’acceptation des différences des uns, des unes, des autres. Considérant une fois pour toutes que nous sommes équivalents, que nous avons la même valeur.

Souvenirs d’un passé plaisant, la CB, un peu ma libération

Voila des pages qui rappellent bien des souvenirs. Fin des années 70 et années 80. La CB que je pratiquais, sur laquelle je passais des jours et des nuits. La CB qui a franchement contribué à me guérir de ma timidité maladive. Vous allez rire mais c’est à l’occasion d’un »visu » (on dirait une rencontre IRL de nos jours 🙂 ) que j’ai mis les pieds pour la première fois (outre celui de mes grands-parents). Pas pour me saouler la gueule (j’étais déjà un sans alcool absolu) mais pour y faire connaissance d’hommes et de femmes parfois d’un tout autre milieu que le mien, que les circonstances « normales » ne m’auraient jamais donné la chance de rencontrer. Nuits passées à discuter, parfois loin (Québec) ou très proches. Dizaines d’heures passées à aider des amis à installer ou améliorer leur installation (électronicien ça aide :)). J’étais aussi secouriste (très actif 🙂 ) et là aussi les fréquences CB nous aidaient beaucoup. Je pratique beaucoup internet et les réseaux sociaux mais le contact n’y est pas le même que ce qu’il était. Je suis devenu par la suite radioamateur et ce après un arrêt total de la CB pendant une dizaine d’années. Là, je reviens et les ondes sont hélas un peu désertes. Dommage, le matériel est peu cher et on trouve de nombreuses occasions, il est bien plus performant qu’à l’époque d’ailleurs.Mon indicatif/pseudo était « St Bernard », il est de nos jours « Data » (les trekkises comprendront).Au passage, je ne vois aucune hiérarchie entre radioamateurs et CB, deux mondes de passionnés, l’un plus technique, l’autre plus libre.Pour terminer je suis de ceux qui sont fortement pour l’usage des 40 canaux normaux et une puissance de 4W. A bientôt peut-être sur les ondes 😉 .

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Il y a des fuites à ma démocratie.

Jour de vote, tout laisse prévoir une très forte abstention.

Les élections sont pourtant un des fondements de la démocratie. Même la plupart des pires régimes ne les suppriment que rarement. Bien sur dans ce cas le jeu est truqué, par l’élimination (parfois physique) de l’opposition. Mais il reste le fait qu’en Syrie, en Iran, en Biélorussie le despotisme se revendique d’avoir été élu.

Aujourd’hui et dimanche prochain ce sont en plus des élections locales. Les assemblées qui seront formées sont de la première importance dans notre quotidien. Aide sociale, transports, établissement scolaires du second degré… Enormément de compétences mais les gens s’en foutent.

Il faut dire que les politiques font tout pour tuer tout intérêt avec une fusion des régions absurde et des cantons tout aussi absurde mais qui là partait d’une intention plutôt bonne, élire un duo homme/femme mais un pavé de plus en enfer. En effet la taille de ces entités administratives les éloigne totalement du citoyen. Quand à moi je pense que c’est aux partis et mouvements politiques de se réformer en profondeur pour ne plus être bêtement machiste.

Beaucoup disent : « ce sont toujours les mêmes », « tous pourris », « aucun parti ne représente mes idées »…

Je leur répond : Engager vous ! Au lieu de braire, militez et si aucun parti ne vous convient, créez en un ! Il n’a jamais été aussi facile de communiquer, d’échanger des idées et les regards ne sont tournés que vers les nombrils (point d’attache des smartphone 😉 ). Sortez de votre individualisme (voire égoïsme).

Il n’est quasiment rien sorti du mouvement des gilets jaunes, pourquoi ? Contrairement au Front Populaire des années 30 ou des grèves de 1968 la lutte n’était pas pour le bien commun, les protestataires n’étaient pas liés par des idées représentées par des partis mais juste une juxtaposition d’intérêts particuliers se recoupant plus ou moins. Non pas des citoyens se mobilisant pour UN monde meilleur mais seulement pour que la leur le soit.

Exprimer son opinion par les urnes, choisir où l’on veut que le pays aille est un privilège et un devoir.

Et si seulement ceux qui ne se sont pas déplacés cette semaine et ne le feront pas la prochaine se taisaient ensuite ! Mais non ils n’auront même pas cette décence, ils seront souvent les premiers à pleurnicher.