Encore moins de raisons de soutenir les gilets jaunes

Dans une billet repris de facebook du 22/12 je disais pourquoi je ne soutiens pas les gilets jaunes (voir : Reprise facebook de 22/12/2018 : Pourquoi je ne soutiens pas les gilets jaunes ), il semble que l’actualité m’apporte encore plus de raisons pour cela.

Selon BFM TV (je sais, BFMTV 😉 ) les réponses à la consultation en ligne lancée par CESE sur 9000 contributions et 260 869 votes arrive en tête avec 5987 vote la proposition d’abrogation de la loi Taubira.

Je pensais bien que ces protestataires étaient plutôt de la catégorie Poujadistes, très à droite. L’âge, les catégories  socio-professionnelles de bon nombre d’entre-eux les positionnaient plus à droite, voire à l’extrême droite. Bien sur il ne faut pas généraliser et un nombre substantiel sont plutôt très à gauche (Insoumis notamment) et d’autres y voient simplement un écho à leur révolte face aux évolutions de la société.

Bref en bonne partie une assemblée de circonstances et non de sentiment politique profond pour une société plus juste. Une union de moi et pas un nous.

Quand je regarde un peu plus les autres revendications il me semble depuis toujours y voir de très nombreuses incohérences. Par exemple moins de taxes mais plus de services publics.

Quelle tristesse que la gauche non extrême n’existe plus qu’au travers de lamentable Mélenchon ! Le Parti Socialiste a fait son temps et s’est, à mon avis, totalement discrédité pour son soutien à une politique libérale. Je regrette que Benoit Hamon n’est pas la carrure pour refonder une gauche sociale, ouverte… Que reste-t-il comme espoir ? Franchement je n’en vois pas beaucoup. Mes craintes sont que à notre tour nous ne basculions dans les ténèbres de l’extrême droite.

J’en veux énormément à cette Europe qui aurait pu être une chose formidable, un lien, une puissance mondiale et qui s’est résumée en un déni de la démocratie, une machine à promouvoir le libéralisme économique et l’instrument d’un pays : l’Allemagne.

Peut-être est-il de notre nature de sombrer au plus profond pour rebondir ensuite, j’espère me tromper.

 

 

Reprise facebook de 22/12/2018 : Pourquoi je ne soutiens pas les gilets jaunes

Pourquoi je ne soutiens pas les gilets jaunes (même si je suis d’accord certaines de leur revendications).
– Parmi eux une bonne part n’ont pas voté. Comment je le sais ? Ils le disent ! Et réclament plus d’élections où ils n’iront pas !
– La France est un des pays les moins syndicalisés. Combien d’entre eux le sont ?
– Quand il y a eu la loi travail où était-ils ?
– Vouloir moins de taxes et plus de services publics (mais aussi moins de fonctionnaires), la logique m’échappe.
– Une part non négligeable d’entre eux font de l’immigration le bouc émissaire. A quand les juifs, les francs-maçons… ?
– Leur mouvement profite politiquement à qui ? Aux fascistes de l’extrême droite (dixit nombreux sondages).
– Je ne pense pas que ce mouvement soit fondamentalement un mouvement populaire, c’est un mouvement d’individus.
– Combien de gilets jaunes aujourd’hui étaient bonnets rouges d’hier ? Pourtant l’ecotaxe avec ses portiques était une mesure juste de pollueurs payeurs.

Alors bien sur il y a plein de gens sincères parmi eux, mais si avant tout, tous les jours ils s’investissaient dans la vi e publique, politique ! Les avancées de 36 ont été faites par des actions syndicales, politiques. Les réformes sociales issues de CNR de même, ne l’oublions pas .

Rappel les 70% ou presque de députés ont été élus avec 35 % d’électeurs, 22 % abstention au premier tour de la Présidentielle, 51% au premier tour des législatives, 43,4 au second !

Par rouzejp, il y a

Etat providence

Cernunnos

Parler d’état providence est presque devenu une insulte. J’en suis désolé car pour moi c’est le propre de tout état que d’être la providence, le dispensateur, le recours… pour tous ses citoyens. 

Le libéralisme économique veut que chacun se débrouille en fonction de ses capacités, de ses soit-disant mérites ! Moi je pense le contraire ! 

Prenons la France, comment ne pas trahir au moins deux des termes de sa devise, égalité et fraternité en étant dans le chacun pour soi ? Le but absolu est que chacun puisse avoir le meilleur, quelque soit son origine, son parcours ! Nous avons tous des possibilités, des capacités différentes, les circonstances, les accidents de la vie établissent notre diversité. 

C’est le rôle de l’état de compenser ces inégalités, c’est le rôle des politiques de toujours chercher à ce que notre vie soit meilleure. C’est, à mon avis, même le seul but qu’ils doivent avoir : faire un monde meilleur. 

Nous devons quitter le mode de pensée très lié aux religions dites du livre qui veut que tout doit ce payer, que l’on doit recevoir selon ses mérités (et que selon ceux-ci), même que la récompense n’est qu’issue de la souffrance. Non, notre société dispose des outils (et disposera encore bien plus demain) permettant de faciliter le vie, de réduire le travail. 

Bien sur cela n’est possible que si une condition est réalisée : la partage. Si 1% de la population dispose de 80% des ressources financières cela ne peut marcher évidemment. Attention je ne dis pas qu’il est mal d’avoir – un peu- plus que les autres, d’être raisonnablement plus riche. Mais quelle est l’utilité de disposer d’une fortune qui permette de dépenser des centaines, des milliers de fois plus que ce que l’on peut raisonnablement dépenser ? N’y a-t-il pas d’autre moyens de se sentir bien qu’en ayant une dizaine de voitures de luxe, un yacht de 100 m ? Est-ce cela avoir réussi ? Ou est-ce que les autres disent de vous : “c’est quelqu’un de bien” ou “ce qu’il fait c’est génial ” ? 

Par des échelles de rémunérations justes ( je suis généreux, je vois bien  des écarts maximum de 1 à 20 entre les plus basses rémunérations et les plus hautes), une imposition juste permettant si nécessaire de maintenir cet écart nous pourrions dégager une masse suffisante pour rééquilibrer la société. 

Ceci n’est qu’un début, dans d’autres articles je compléterai notamment avec des principes de non profit sur l’indispensable par exemple.

Politique

Mes bases

Je suis tombé dans le chaudron des convictions politiques très jeune. Mes parents étaient de farouches militants socialistes, mon grand-père paternel et mes oncles aussi. C’était un socialiste résolument à gauche, d’une “vraie” gauche mais non communiste. Rapidement j’ai acquis une réflexion personnelle et non plus héréditaire :). Je n’ai pas vraiment changé d’opinion depuis cette, lointaine, époque, sur les partis si par contre. 

Il faut noter que pour nous ( mes parents et moi), De Gaulle était un grand homme, nous avions beaucoup de respect pour celui qui avait dit non, qui avait résisté. Cependant sa politique de droite en faisait un adversaire même si un bon nombre de ses actions notamment internationales nous plaisaient. Plus tard j’appris à encore plus apprécier le grand Charles comme l’appelait mon père, mais c’est une autre histoire.

En effet j’étais socialiste, encarté dès que possible. J’étais d’un immense enthousiasme lors de la victoire de Mitterrand (qui n’as jamais figuré parmi ceux que j’aimais) puis immédiatement après de l’union de la gauche. En 1981, j’avais 23 ans, et plein d’espoirs. Hélas,  rapidement, (deux ans après) la résignation à l’austérité fut une immense déception. Je suis resté dans le parti un bon nombre d’années supplémentaires pourtant. J’ai eu des sursauts d’espoir notamment avec Rocard mais vite retombés. 

Je suis d’une lignée de rebelles, de résistants, un de mes modèles est mon grand-père maternel qui eu un rôle très actif pendant la seconde guerre mondiale, dans le réseau résistance fer, un autre ? Clémenceau. C’est cet esprit d’indépendance, cette obsession de n’accepter que ce que l’on a analysé, compris, accepté qui a, par exemple, été le moteur de ma conversion d’un chrétien fervent à un athée absolu. Disons que les couleuvres ne figurent pas à mon menu. Comment alors accepter qu’un rejet de Maastricht revienne par la fenêtre sous forme d’un traité de Lisbonne ? Comment ne pas ruer dans les brancards quand son parti plie le genou devant les “équilibres budgétaires” et autres imposés par la commission de Bruxelles ? 

J’ai eu soixante ans cette année, un âge où l’on commence à regarder pas mal en arrière, moi je veux continuer à regarder aussi en avant. Alors je jette au flux des électrons cette page et celles qui vont suivre pour exposer ma pensée politique, comment moi, citoyen lambda, je vois le monde, mes colères pour aujourd’hui et mes rêves pour demain.

La liberté guidant le peuple (E. Delacroix)

Premiers de cordée

Premiers de cordées qui tirent les autres vers le haut…
Quand j’étais jeune j’ai lu quelques livres sur l’alpinisme dont naturellement “Premier de cordée” et c’est bizarre mais je ne me souviens pas vraiment de situations où le premier tirait les autres vers le haut.
Alors je fais appel à mes amis et amies qui pratiquent l’escalade s’il y en a pour me détromper car je me souviens surtout :
– que en fait ce sont les seconds et suivants qui assurent le premier qui équipe la voie
– que des pierres tombent sur le crane de ceux qui sont en dessous.
– du mec du dessus qui tranche la corde pour ne pas être emporté par ceux qui ont dévissé.
– …

Bon il est vrai que #Macron nous mènes plus en bateau qu’en montagne…

%d blogueurs aiment cette page :