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Il y a des fuites à ma démocratie.

Jour de vote, tout laisse prévoir une très forte abstention.

Les élections sont pourtant un des fondements de la démocratie. Même la plupart des pires régimes ne les suppriment que rarement. Bien sur dans ce cas le jeu est truqué, par l’élimination (parfois physique) de l’opposition. Mais il reste le fait qu’en Syrie, en Iran, en Biélorussie le despotisme se revendique d’avoir été élu.

Aujourd’hui et dimanche prochain ce sont en plus des élections locales. Les assemblées qui seront formées sont de la première importance dans notre quotidien. Aide sociale, transports, établissement scolaires du second degré… Enormément de compétences mais les gens s’en foutent.

Il faut dire que les politiques font tout pour tuer tout intérêt avec une fusion des régions absurde et des cantons tout aussi absurde mais qui là partait d’une intention plutôt bonne, élire un duo homme/femme mais un pavé de plus en enfer. En effet la taille de ces entités administratives les éloigne totalement du citoyen. Quand à moi je pense que c’est aux partis et mouvements politiques de se réformer en profondeur pour ne plus être bêtement machiste.

Beaucoup disent : « ce sont toujours les mêmes », « tous pourris », « aucun parti ne représente mes idées »…

Je leur répond : Engager vous ! Au lieu de braire, militez et si aucun parti ne vous convient, créez en un ! Il n’a jamais été aussi facile de communiquer, d’échanger des idées et les regards ne sont tournés que vers les nombrils (point d’attache des smartphone 😉 ). Sortez de votre individualisme (voire égoïsme).

Il n’est quasiment rien sorti du mouvement des gilets jaunes, pourquoi ? Contrairement au Front Populaire des années 30 ou des grèves de 1968 la lutte n’était pas pour le bien commun, les protestataires n’étaient pas liés par des idées représentées par des partis mais juste une juxtaposition d’intérêts particuliers se recoupant plus ou moins. Non pas des citoyens se mobilisant pour UN monde meilleur mais seulement pour que la leur le soit.

Exprimer son opinion par les urnes, choisir où l’on veut que le pays aille est un privilège et un devoir.

Et si seulement ceux qui ne se sont pas déplacés cette semaine et ne le feront pas la prochaine se taisaient ensuite ! Mais non ils n’auront même pas cette décence, ils seront souvent les premiers à pleurnicher.