Mes bases

Je suis tombé dans le chaudron des convictions politiques très jeune. Mes parents étaient de farouches militants socialistes, mon grand-père paternel et mes oncles aussi. C’était un socialiste résolument à gauche, d’une “vraie” gauche mais non communiste. Rapidement j’ai acquis une réflexion personnelle et non plus héréditaire :). Je n’ai pas vraiment changé d’opinion depuis cette, lointaine, époque, sur les partis si par contre. 

Il faut noter que pour nous ( mes parents et moi), De Gaulle était un grand homme, nous avions beaucoup de respect pour celui qui avait dit non, qui avait résisté. Cependant sa politique de droite en faisait un adversaire même si un bon nombre de ses actions notamment internationales nous plaisaient. Plus tard j’appris à encore plus apprécier le grand Charles comme l’appelait mon père, mais c’est une autre histoire.

En effet j’étais socialiste, encarté dès que possible. J’étais d’un immense enthousiasme lors de la victoire de Mitterrand (qui n’as jamais figuré parmi ceux que j’aimais) puis immédiatement après de l’union de la gauche. En 1981, j’avais 23 ans, et plein d’espoirs. Hélas,  rapidement, (deux ans après) la résignation à l’austérité fut une immense déception. Je suis resté dans le parti un bon nombre d’années supplémentaires pourtant. J’ai eu des sursauts d’espoir notamment avec Rocard mais vite retombés. 

Je suis d’une lignée de rebelles, de résistants, un de mes modèles est mon grand-père maternel qui eu un rôle très actif pendant la seconde guerre mondiale, dans le réseau résistance fer, un autre ? Clémenceau. C’est cet esprit d’indépendance, cette obsession de n’accepter que ce que l’on a analysé, compris, accepté qui a, par exemple, été le moteur de ma conversion d’un chrétien fervent à un athée absolu. Disons que les couleuvres ne figurent pas à mon menu. Comment alors accepter qu’un rejet de Maastricht revienne par la fenêtre sous forme d’un traité de Lisbonne ? Comment ne pas ruer dans les brancards quand son parti plie le genou devant les “équilibres budgétaires” et autres imposés par la commission de Bruxelles ? 

J’ai eu soixante ans cette année, un âge où l’on commence à regarder pas mal en arrière, moi je veux continuer à regarder aussi en avant. Alors je jette au flux des électrons cette page et celles qui vont suivre pour exposer ma pensée politique, comment moi, citoyen lambda, je vois le monde, mes colères pour aujourd’hui et mes rêves pour demain.

La liberté guidant le peuple (E. Delacroix)
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