J’ai fait un rêve : une société pour l’enseignement.

J’ai rêvé que les études, l’éducation étaient un droit fondamental.

Je voyais un pays où chacun pouvait voir totalement prises en charge ses études.

Où l’on considère l’éducation, l’apprentissage comme un investissement à long terme.

Où l’égalité réelle existe vraiment, car chacun peut tout au long de sa vie faire ou refaire des études, se former. Le seul engagement, l’assiduité. À partir de là l’état fourni outre la formation et tout ce qui est nécessaire à son suivi (matériel scolaire, accès à internet, ordinateur portable…), éventuellement une pension complète, pour les plus de 16 ans une indemnité de subsistance égale au SMIC si le logement n’est pas fourni sinon celui-ci moins la valeur de celui-ci (sur une base nationale actualisée annuellement). Une protection sociale aussi et, à partir de 21 ans, une cotisation retraite. Le tout étant non imposable.

Ainsi plus de barrières financières aux études ou à la reprise de celles-ci. Une simplification, tout élève étant, de fait, boursier. Pour les plus jeunes un accès possible à un internat sans condition de ressources ni de lieu. Pour les autres, la possibilité de continuer, compléter sa formation ou de se reconvertir totalement sans l’obstacle financier.

Certes cela a un coût, important sans doute. Mais des économies seront possibles par les multiples organismes de formation et les innombrables dispositifs d’aides disparaissent au sein de l’Éducation nationale. Des programmes de construction d’hébergements massifs sous forme de campus permettent de réduire le montant des travaux puis celui de fonctionnement. Il me semble utile que ces structures soient autogérées par ceux qui y vivent.

Il ne faut pas oublier l’apprentissage dont les élèves bénéficieront naturellement des mêmes dispositifs, les maîtres, personnes physiques, entreprises ou administrations bénéficieront pour leur part d’une compensation financière substantielle.

Mais imaginez la puissance d’une société où chacun peut bénéficier de la meilleure formation.

Imaginez le potentiel de création, d’innovation, de performance.

Il faudra faire attention à ce que ce système ne se transforme pas en une machine à faire de l’employabilité. Non chacun doit être maître de ses choix de formation. Les parcours guidés ont depuis tellement longtemps montré l’incapacité de ceux qui planifient à percevoir l’avenir.

Ceci n’est qu’un rêve, il y a tellement de choses à préciser, améliorer pour que cela devienne un projet. Mais au départ de tout il y a une idée.

Cet article a 1 commentaire

  1. En fait c’est l’écoute de l’émission « Affaires sensibles » qui m’a fait diverger. Juste le rêve d’un monde où des jeunes filles ne soient pas quasi menées à une forme de prostitution pour pouvoir mener leurs études.
    https://www.franceinter.fr/…/affaires-sensibles-26…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu
%d blogueurs aiment cette page :