Livres, renoncer au papier ?

J’ai largement plus d’un millier de papiers dans ma bibliothèque. Depuis maintenant quelques années je suis passé à la liseuse notamment à cause de problèmes d’arthrose des mains et des poignets. Je lis depuis plus de 55 ans maintenant (j’en ai 61), les ont été les compagnons de mes solitudes, de mes maladies, un immense plaisir. Ils ont été aussi les bâtisseurs de ce que je suis notamment en tant qu’autodidacte de l’ère pré-internet. Ils ont été surtout une porte vers le rêve, l’ailleurs. 

Je suis de ceux qui ont eu avec l’objet physique qu’est le livre un contact charnel. De ceux que l’odeur d’une bibliothèque enivre (enlivre ?).

Mais je dois impérativement faire de la place. J’ai commencé par éliminer plein d’autres choses, maintenant le gros morceau c’est la bibliothèque. 

Dans celle-ci  » heureusement « , de nombreux livres de poches, la majorité en fait.  Et oui, j’ai toujours préféré le nombre au format plus flatteur des belles éditions. Pour moi un livre doit avant tout être lu, sans cela il n’est qu’un tas de papier.

Le fait d’être essentiellement un lecteur plutôt qu’un collectionneur est une aide dans ce que je dois faire. Il m’est d’ailleurs déjà arrivé de procéder à une réduction libraire 🙂 notamment lorsque animateur de la bibliothèque de mon village d’alors j’avais fait don de quelques centaines d’ouvrages pour pallier au manque de moyens (une subvention pour un club de foot pas de problème, pour une bibliothèque…).

Je me suis préparé, j’ai récupéré en numérique la totalité des mes ouvrages préférés. Ainsi toute l’oeuvre traduite en français de A. E. Van-Vogt ou d’Asimov. D’ailleurs ma bibliothèque numérique contient plus de livres que je ne pourrais sans doute en lire et elle s’accroît sans cesse.

Quel sort donner aux futurs exilés ? Vendre ? Exclu, d’une part la valeur des poches d’occasion est négligeable, d’autre part j’ai envie de faire profiter au maximum d’autres lecteurs. Alors je pense qu’ils vont aller chez Emmaüs, ils seront disponibles à bas prix pour d’autres et ces quelque euros récoltés par l’association seront utiles.

A oui, j’arrive à m’immerger aussi bien dans un livre numérique aussi bien dans la version papier. Je ne dis pas que ce fut immédiat, il y eu une transition. Mais en fait je lis encore plus qu’avant (environ 500 livres sur l’année 2018, avantages et inconvénients d’être un lecteur express (que certains appellent expert 😉 )). Maintenant j’ai ma liseuse avec une bonne part de ma bibliothèque presque toujours avec moi. Elle est même étanche (très pratique pour le bain). Avantage supplémentaire, je lis très souvent plusieurs livres en même temps et plonge dans celui le plus proche de mon humeur du moment. Je n’ai plus à choisir celui que je vais emporter.

Ce petit billet en fait m’aura essentiellement permis de consolider mon choix sur l’avenir de ma bibliothèque qui va donc devenir en grande partie numérique. Vous remarquerez que je ne dis pas virtuelle, l’essence d’un livre est son contenu est elle n’est jamais virtuelle mais bien réelle.

 » Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.  » Alfred de Musset

Nota : Ma liseuse est une kobo forma (voir son test sur lesnumériques.com), c’est un peu la Rolls des liseuses, elle est géniale mais assez encombrante et surtout très onéreuse. Vous pouvez en trouver pas mal de modèles pour moins de 100€. Personnellement je déconseille les kindle d’Amazon qui ont sans doute le meilleur rapport qualité/prix mais sont très prisonnières du format d’ propriétaire d’Amazon (qui donc se rattrape sur les livres vendus). Moi, j’aime beaucoup kobo. Allez un petit lien vers un site dédié aux liseuses :
http://www.liseuses.net/tests-des-liseuses/

Et enfin dernier cadeaux, mon site préférés pour trouver légalement des milliers de lectures gratuites, beaucoup de classiques mais pas seulement :
https://www.ebooksgratuits.com/

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