Etat providence2 min de lecture

Cernunnos

Parler d’état providence est presque devenu une insulte. J’en suis désolé car pour moi c’est le propre de tout état que d’être la providence, le dispensateur, le recours… pour tous ses citoyens. 

Le libéralisme économique veut que chacun se débrouille en fonction de ses capacités, de ses soit-disant mérites ! Moi je pense le contraire ! 

Prenons la France, comment ne pas trahir au moins deux des termes de sa devise, égalité et fraternité en étant dans le chacun pour soi ? Le but absolu est que chacun puisse avoir le meilleur, quelque soit son origine, son parcours ! Nous avons tous des possibilités, des capacités différentes, les circonstances, les accidents de la vie établissent notre diversité. 

C’est le rôle de l’état de compenser ces inégalités, c’est le rôle des politiques de toujours chercher à ce que notre vie soit meilleure. C’est, à mon avis, même le seul but qu’ils doivent avoir : faire un monde meilleur. 

Nous devons quitter le mode de pensée très lié aux religions dites du livre qui veut que tout doit ce payer, que l’on doit recevoir selon ses mérités (et que selon ceux-ci), même que la récompense n’est qu’issue de la souffrance. Non, notre société dispose des outils (et disposera encore bien plus demain) permettant de faciliter le vie, de réduire le travail. 

Bien sur cela n’est possible que si une condition est réalisée : la partage. Si 1% de la population dispose de 80% des ressources financières cela ne peut marcher évidemment. Attention je ne dis pas qu’il est mal d’avoir – un peu- plus que les autres, d’être raisonnablement plus riche. Mais quelle est l’utilité de disposer d’une fortune qui permette de dépenser des centaines, des milliers de fois plus que ce que l’on peut raisonnablement dépenser ? N’y a-t-il pas d’autre moyens de se sentir bien qu’en ayant une dizaine de voitures de luxe, un yacht de 100 m ? Est-ce cela avoir réussi ? Ou est-ce que les autres disent de vous : “c’est quelqu’un de bien” ou “ce qu’il fait c’est génial ” ? 

Par des échelles de rémunérations justes ( je suis généreux, je vois bien  des écarts maximum de 1 à 20 entre les plus basses rémunérations et les plus hautes), une imposition juste permettant si nécessaire de maintenir cet écart nous pourrions dégager une masse suffisante pour rééquilibrer la société. 

Ceci n’est qu’un début, dans d’autres articles je compléterai notamment avec des principes de non profit sur l’indispensable par exemple.

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